Sylvain Rigaud
année 2006-7
Le monde d’aujourd’hui est traversé par deux mouvements et complémentaires. D’une part, une mondialisation complexe et une dérégulation des échanges qui entrainent une augmentation des inégalités et une division internationale du travail de plus en plus injuste. D’autre part, on peut observer une prise de conscience citoyenne de ces enjeux et une volonté de plus d’équité dans le système mondial.
Consciente de ce contexte, l’association Minga a décidé, en collaboration avec l’ensemble des membres de son réseau, de mettre en place un Système de garantie Participatif (SGP). Il vise à évaluer l’équité dans les échanges commerciaux au sein d’une filière. Pour l’association, créée en 1999, le commerce équitable est un moyen de faire évoluer les modes de production et de consommation. En ce sens, il est un véritable enjeu de société et un outil de transformation du monde par les citoyens.
Quels sont les intérêts du développement d’un SGP pour Minga ? Pourquoi mettre en place un tel système ? Comment se fait la conception du système ? Quel est son fonctionnement ? Quelles ont été les étapes de son élaboration ? Quelles en sont les limites ?
Dans cette étude, nous allons donc nous attacher à comprendre le développement et les enjeux d’un tel système. Une des spécificités du projet de Minga est d’être participatif. Cette notion s’inscrit dans un mouvement global qui voit ce type de certification se multiplier. C’est pourquoi, dans une première partie, nous allons étudier d’autres systèmes de garantie participatifs. Nous verrons leur intérêt et leur influence sur le système développé chez Minga. Ensuite, nous nous intéresserons à l’association Minga, ses activités, sa conception du commerce équitable et de l’équité dans les échanges… Enfin, dans la dernière partie, nous verrons, plus en détail, comment s’est développé le projet de SGP. Nous retracerons les étapes de son élaboration, son mode de fonctionnement, ses limites…Télécharger le mémoire complet
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